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les histoires du Petit Marcel

Drôle de Pêche

vendredi 14 mai 2010, par D & M

C’était l’été et le Petit Marcel était de retour pour quelques jours de vacances chez ses grands-parents.

Cet été était particulièrement chaud et une chose entre mille attirait particulièrement le P’tit Marcel. Quelque chose de rafraîchissant qui serpentait paresseusement au fond du vallon… Bordé de quelques vieux saules têtard, un petit ruisseau s’écoulait tranquillement au milieu de prés soigneusement tondus par de belles vaches blanches et noires.

Le P’tit Marcel aimait retrouver la fraîcheur qui entourait ce ruisseau, les grandes herbes vertes parsemées de fleurs jaunes, des boutons d’or, plus loin de grands peupliers se balançaient au vent.

Le ruisseau était une source inépuisable de découvertes et d’expériences. Laisser un bateau sculpté dans une écorce de pin en descendre le lit, ballotté par les remous entre les pierres qui rythment le petit cours d’eau. Explorer le fond sableux à la recherche de porte-bois, ces drôles de larves d’insectes dissimulées dans leur fourreau de brindilles ou de graviers. Récolter dans un bocal des œufs de grenouille afin de les ramener à la maison pour ensuite attendre patiemment leur éclosion. Chaque journée qui commençait était propice à de nouvelles explorations et tentatives.

Le P’tit Marcel avait bien observé que le petit ruisseau était également habité par de petits poissons qui s’enfuyaient ou se dissimulaient dans les herbes aquatiques dès son approche. Ne pouvant les attraper comme il le faisait avec les têtards, il décida de se lancer dans la pêche...

Pour satisfaire cette nouvelle passion, son grand-père lui sorti du fond de sa remise un scion de canne à pêche avec une ligne munie de son bouchon et son hameçon. Ainsi équipé, Marcel accrocha un peu de mie de pain au bout de sa ligne qu’il mis dans l’eau et commença a attendre que de petits poissons, attirés par cette nourriture qu’il leur proposait, viennent mordre à l’hameçon… Ne voyant rien venir, il décida de changer d’appât et remplaça la mie de pain par un porte-bois qui se tortillait au bout de sa ligne…

Rien n’y fit, pas le moindre petit alevin en vue… et lassé d’attendre, le P’tit Marcel posa sa canne sur le bord de l’eau et se mis à retourner et déplacer les pierres qui bordaient le ruisseau. Ainsi il construisit un petit muret circulaire qui lui fit penser à un golfe en miniature avec une petite ouverture vers le large. Pour finir sa construction il recouvrit le tout d’une grande pierre plate.

Le lendemain, le P’tit Marcel n’avait qu’une envie : retourner au plus tôt à la rivière pour continuer sa construction. Une pierre avait bougé et en bouchait à présent l’entrée. C’est en soulevant la pierre qui recouvrait le tout qu’il découvrir la surprise qui l’attendait… deux petits poissons étaient prisonniers du piège qu’il avait involontairement construit. Tout heureux de cette pêche inattendue il mit les alevins dans le bocal à têtards et rapporta ses prises à la maison en se gardant bien de révéler à ses grands-parents comment il avait réussi à capturer ces petits poissons, à peine plus gros que l’hameçon de sa canne à pêche.

Troyes, le 24 octobre 2009